Accès - Transports Se loger Se restaurer A voir - A visiter Respect de l'environnement Gastronomie sénane
Merci de respecter l'environnement et la propreté de l'île, en utilisant notamment les points de collecte et de tri des déchets et en restant responsable de votre compagnon canin.
Une carte "Découverte de l'île" est désormais disponible GRATUITEMENT dans les gares maritimes, au Musée et à la Mairie

Merci à l'artiste Jean-Pierre Arcile qui nous a aimablement autorisé à reproduire ses cartes de l'île que vous pourrez retrouver dans son carnet

"Sein, une île à fleur d'écume"

(Petite parenthèse pratique... avant le début du parcours !)

Sanitaires publics :

  • un poste (accessible aux personnes à mobilité réduite) à la gare maritime du Men Brial, ouvert toute l'année aux heures de bateau
  • un poste à côté de la gare maritime de la cale du port, ouvert en saison, de 08 H 00 à 20 H 00. ATTENTION 2017: actuellement fermé pour travaux de réfection totale
  • sinon, une visite au musée, très enrichissante en plus de cet aspect pratique ou bien, comme partout ailleurs, il suffit d'aller prendre une consommation dans un bar...
Le Phare de Men Brial (repère 13 sur carte bourg)
Situé à l'entrée du port, il fut construit en 1909 en remplacement du "mât signal" (visible sur la photo ci-dessous). Il fut mis en service en 1910.

niveau au-dessus de la mer : 16 m


couleur et portée des éclats : blanc (portée = 12 milles), rouge (portée = 9 milles) et vert (portée 7 milles)


coordonnées géographiques :

48°02'3""N - 4°51'W


Ce phare ne se visite pas.

Au pied du phare, "la Sénane" en coiffe, scrutant l'horizon...

Musées (repères 14 et 15 sur carte bourg).

Sur cette ancienne photo (entre 1903 et 1908), de droite à gauche : mât signal (actuel phare de Men Brial) - 1er Abri du Marin (remarquez le poste de vigie sur le toit) - l'Abri du canot de sauvetage et le 2nd Abri du Marin (bâtiments réunis depuis 2017 en un seul espace muséographique)

 

 
Ancien ABRI DU MARIN
Ancien Abri du Canot de SAUVETAGE EN MER

 

Ces deux bâtiments emblématiques de la vie maritime étant désormais réunis par un sas de verre, vous pourrez déambuler librement dans plus

de 350 m2 pour y découvrir les différentes thématiques présentées :

RDC

  • la vie de l'île autrefois - le concept des Abris du Marin
  • l'histoire du sauvetage en mer dans les parages de l'île, présentée dans l'un des anciens abris du canot de sauvetage, très peu remanié
  • archéologie sous-marine : objets retrouvés par l'association ARHAMIS, dans les épaves autour de l'île
  • + éventuellement, exposition temporaire dans la salle communale attenante (voir programme de la saison en cours dans la page "Nouveautés, au fil des flots...")

 

ETAGE

  • le ralliement des Sénans à la France Libre suite à l'appel du Général de Gaulle en juin 1940
  • l'île de Sein, l'une des 5 villes "Compagnon de la Libération"

 

Horaires

Juin

 

10.00 heures - 12.00 heures *


14.00 heures - 16.00 ou 17.00 heures (selon l'horaire de départ du dernier bateau)

 

Juillet et Août

 

10.00 heures - 12.00 heures *


14.00 heures -17.00 ou 18.00 heures (selon l'horaire de départ du dernier bateau)

** se renseigner à l'accueil, la responsable proposant souvent de laisser le musée ouvert à l'heure du déjeuner

Tarifs 2017
catégories de visiteurs
option "PASS"
accès : les musées et le Phare
option billet individuel
accès : espace muséo
option billet individuel
accès : le Phare seul
adultes
5 €
3 €
3 €
enfants (de 7 à 14 ans)
4 €
2,50 €
2 €
groupes (à partir de 10 personnes)
4 €
2,50 €
2 €
 

 

Petit historique sur la création des Abris du Marin :


Yachtman, photographe, ethnologue et philanthrope français, Jacques de Thézac (1862-1936) consacrera très vite sa vie à mettre en oeuvre les moyens d'améliorer les conditions de vie particulièrement difficiles qu'il a observées parmi les gens de mer.
Eduquer (conférences, projections, perfectionnement professionnel, bibliothèque), améliorer les conditions de vie (dispensaire, chambres pour les marins de passage), détourner les marins du fléau de l'alcoolisme (ateliers, préau équipé de matériels sportifs, concours de natation, de godille) : telle est la mission qu'il se fixe. Pour y parvenir, onze Abris du Marin seront implantés de son vivant dans les ports du Finistère et un dans le Morbihan à Belle-Ile. Inspirés des sailors' homes britanniques, les Abris du Marin, toujours peints en rose, offriront aux pêcheurs des locaux sains, chauffés et confortables.

C'est à l'Ile de Sein que le premier d'entre eux fut construit en 1899. La première édition de l'Almanach du Marin Breton, "publication professionnelle et éducative" paraîtra la même année.

 

(remarque : la carte postale ci-contre montre le 1er Abri du Marin, au pied du mât signal, remplacé depuis par le phare de Men Brial.)

Du côté "HISTOIRE" : pour en savoir plus, consultez le site dédié aux Abris du Marin

Du côté "SOCIAL" : devenue l'Association des Abris du Marin en 2006, l'ancienne Oeuvre des Abris du Marin a pour but, aujourd'hui, de venir en aide dans l'esprit le plus désintéressé aux marins de la marine marchande (pêche et commerce) et à leurs familles, par l'attribution de divers secours.

Vous pouvez participer à l'action menée en devenant membre de l'Association. Pour contacter l'association - abris.du.marin@gmail.com

Eglise St Guénolé (repère 8 sur carte bourg)

Une première église fut construite à Sein au XIIème siècle par les moines de Landevennec dont l'île était une dépendance. Elle était située à l'emplacement de l'actuelle mairie. Sur ses débris, on édifia une nouvelle église qui apparaît dans un document sous le nom de "Saint Collaudan".
(voir article Mouez Enez Sun n° 41 - mars 2002)

Décidée à la fin du XIXème siècle, la construction d'une nouvelle église attendra le début du XXème siècle pour se concrétiser. La 1ère pierre fut posée le 5 mars 1901 (...). Construite en à peine plus d'un an, la nouvelle église Saint Guénolé est consacrée le 8 juillet 1902.
(voir articles Mouez Enez Sun N° 42 et 43 - avril et mai 2002)

A l'intérieur de l'Eglise, au fond, on peut voir la plaque commémorative qui rappelle, en breton, l'histoire de sa construction :

"Cette église a été construite avec l'aumône des gens de bien et le dur travail des paroissiens ; les hommes ont tiré les pierres de la grève et les femmes les ont portées sur la tête jusqu'ici. Ainsi sera vrai en tout temps : chaque pierre, chaque grain de sable qu'il y a dans ces murs a été mis par les chrétiens de la paroisse"


Dimanche de la Trinité (en mai) : Pardon de St Guénolé

Côté légende... :

Saint Guénolé demanda au Diable de ne jamais faire de mal sur l'île de Sein. En échange, le Diable se fit construire un pont au-dessus du Raz de Sein, reliant ainsi l'île à la Pointe du Raz. Mais le pont était de glace et lorsque le Diable y posa ses sabots brûlants, le pont fondit aussitôt et le Diable tomba dans le Raz. Depuis lors, le Diable ne s'approche plus de l'île et l'on dit aussi que si la mer se montre si agitée en ces parages, c'est parce qu'il y est tombé.

Menhirs "Ar Brigourien" (Les Causeurs) : vestige de l'époque néolithique

Regardez leurs profils : ne diraient-on pas en effet que ces deux menhirs se parlent ?

(photo Michel Bataillard)

La même vue, quelques années auparavant...

(Les "Causeurs" sont classés monument historique depuis 1901)

Le monument aux Morts (repère 8 sur carte bourg)

 

Les visiteurs s’étonnent de lire un terme apparemment injurieux, gravé sur le monument aux morts. Leur étonnement se dissipe dès qu’ils s’informent de l’événement auquel cette inscription se réfère.
Le 3 mai 1917, à huit heures, le sloop Victorine-Hélène lève ses casiers dans le sud de l’Ar-Men. Tout à coup, de l’eau calme surgit un sous-marin.
"Ce sont les boches", murmure un matelot, "Ils vont sans doute confisquer notre pêche."
A peine a-t-il parlé que l’on entend une détonation. L’embarcation annexe, en remorque, est atteinte et coule.
L’ennemi s’approche, canon braqué sur le voilier. Le patron Jean Louis Guillou crie que son bateau n’est pas armé. Un deuxième coup de feu retentit et ce dernier sombre dans l’abîme.
La canonnade continue. Jean François Guilcher est aussi mortellement atteint. Jean Pierre Salaün a la jambe fracassée et un oeil crevé. Jean Milliner est déchiqueté et Maurice Thymeur est gravement blessé. Seul Nicolas Guilcher en sort indemne. C’est lui qui ramène le bateau à terre.
Cela fit trois noms de plus sur le monument aux morts, près de l’église. "Trois victimes civiles d’un sous-marin boche*)." : cette inscription vengeresse échappa aux occupants de la guerre suivante...

(*) LAROUSSE DE LA LANGUE FRANCAISE.
BOCHE: nom et adjectif, abréviation de l’argot Alboche, péjoratif vieilli de Allemand; 1887

(extrait "Promenades et découvertes" - Jos Fouquet)

Le Cimetière (repère 7 sur carte bourg)

 

L'église et le cimetière se trouvaient auparavant à l'intérieur du bourg, respectivement sur l'emplacement de la Mairie et du Centre médical actuels.

 

Il faudra attendre la démolition de l'église pour que les habitants acceptent de voir leur cimetière définitivement déplacé. Le transfert des tombes commencera dans les années après guerre, vers 1946-1947. Le mur d'enceinte de l'actuel cimetière fut d'ailleurs construit par les prisionniers allemands.

Le calvaire, en granite de kersanton, oeuvre du sculpteur Yan Larhantec de Landerneau, fut le premier a être transféré. C'est une collecte réalisée au sein de la population qui permit de le faire ériger (mission 1881).

Le visiteur remarquera la fréquence des mêmes patronymes, les inscriptions "péri en mer" évoquant le passé purement maritime de la population et l'inscription en langue bretonne "Joa d'an Anaon". L'entretien du lieu démontre l'importance qu'il revêt dans la vie quotidienne sénane.

A savoir : ici, pas de Pompes funèbres. Lors d'un décès sur l'île, la veillée se pratique encore et la préparation de l'emplacement au cimetière est assurée par la famille et les amis. La population se raréfiant et vieillissant, cela devient malheureusement quelque peu problématique, notamment en hiver...


Tombes du Guerre du Commonwealth

Le "War Song", bâtiment britannique, fut torpillé et coulé par un sous-marin allemand, le 15 janvier 1918, jour de tempête dans le Raz de Sein, et jour de noce sur la petite île. Une partie de l'équipage, une vingtaine d'hommes équipés de ceinture de sauvetage, trouve place dans un canot, mais la mer est particulièrement mauvaise et les drosse sur les rochers de Porkaïg, renversant le canot et jetant les hommes à la mer. Vu leur situation, le bateau de sauvetage, l'Amiral Barrera, ne peut pas leur porter secours. De l'île, témoins du drame, les Sénans quittent la noce et organisent les secours. Une barque est mise à l'eau et se dirige à grands coups de rames à travers les lames vers les sinistrés à demi submergés. C'est alors qu'on voit un jeune Sénan de 17 ans quitter les rochers d'où il se tenait pour se jeter à l'eau, risquant de se faire déchiqueter par les écueils. Il est aussitôt suivi par un autre jeune de 18 ans. A eux deux, ils feront l'aller-retour entre les naufragés et la côte, en ramenant un, puis un autre, et encore un autre. Les jeunes mariés eux-même n'hésitent pas à entrer dans l'eau pour en retirer les Anglais épuisés. Treize membres de l'équipage du War Song seront ainsi sauvés d'une noyade certaine, et accueillis généreusement sur l'île. La mer rendit plus tard les sept corps noyés qui n'avaient pu être secourus à temps.

Le Gouvernement britannique offrit un magnifique tableau en souvenir de ce dramatique épisode de la 1ère guerre mondiale.

(extrait du site EnezSun)

Tombe d'Alain Kaminker, cinéaste, frère de Simone Signoret.

Enlevé par une lame lors du tournage du film "La mer et les jours" en 1958, il fut enterré à l'île.

(voir article dans la rubrique "vue par les artistes")

 
Hélice du vapeur "Hélène", échoué en décembre 1929 (voir article sur le site de l'Union française maritime)
(articles Mouez Enez Sun n°38, décembre 2001)
Carré de pierres dit "cimetière des Anglais"
Lors des naufrages, il arrivait que l'on enterre les naufragés hors du cimetière communal, ne sachant pas à quelle confession religieuse les naufragés appartenaient : il faut se replonger dans l'état d'esprit de l'époque où les dogmes religieux marquaient le quotidien...
Ancien cimetière dit des "cholériques"

 

 


C'est lors de la dernière épidémie de choléra qui toucha l'île de décembre 1885 à janvier 1886 que le Docteur Gouzien, qui venait d'être nommé à l'île, réussit à grand peine à imposer l'inhumation des cadavres atteints de la maladie dans un lieu à l'écart du bourg afin de limiter la contagion.

L'île comptait alors quelques 800 habitants. 78 furent contaminés et il y eut 24 décès.

C'est de cette époque que les Sénanes auraient adopté l'habit de deuil avec la jibilinnen, leur célèbre coiffe noire.

(voir article du Mouez Enez Sun n°62 de décembre 2003 sur le choléra à l'Ile de Sein)

 

 

 

2010-2011 : la Commune a entrepris de réhabiliter l'emplacement

 

 

Photo de famille où l'on peut voir les îliennes portant encore la coiffe blanche, la capenn.

Jeunes femmes sénanes en costume et coiffe traditionnelle, la jibilinenn, portée depuis la dernière épidémie de choléra

(Mouez Enez Sun)

Mémorial des Forces Françaises Libres (Croix de Lorraine) au Men Neï (repère 5 sur la carte générale)
Ce mémorial de granit, sculpté par M. Quillivic, fut inauguré par le Général de Gaulle lors de sa deuxième visite officielle à Sein, le 7 septembre 1960.

La France Libre adopta la Croix de Lorraine sur avis du capitaine de corvette Thierry d'Argenlieu. Celui-ci écrivit au Général de Gaulle qu'il fallait aux Français libres un symbole pour lutter contre la croix gammée.

On peut y lire :
"Kentoc'h mervel" (= Plutôt mourir")

"Le soldat qui ne se reconnaît pas vaincu a toujours raison"

Chaque année, le 18 juin : commémoration de l'appel du Général de Gaulle au monument FFL
Fours à goémon
Plus difficiles à repérer mais si vous cherchez bien, vous trouverez les vestiges de ces anciens fours, témoins d'une activité aujourd'hui révolue : la fabrication des pains de soude à partir de laminaires récoltés, séchés puis brûlés et vendus aux industries pharmaceutiques pour la fabrication de l'iode.

 

"Une autre occupation féminine d'hiver était celle de la cueillette des laminaires que l'on empilait en meule après un séchage sérieux. Vers le mois d'août, ces plantes marines étaient brûlées dans un four oblong compartimenté et creusé jusqu'à 50 centimètres dans le sol. Au bout de 3 ou 4 heures de brûlage continu, on pétrissait les cendres liquéfiées avec une sorte de pilum de fer, le "pifoun". Le lendemain, ces 5 ou 6 pains de soude, solidifiés en se refroidissant, étaient extraits de leurs alvéoles. Les chimistes des usines du Conquet, d'Audierne et d'ailleurs, en extrayaient l'iode.

Cette industrie fut jadis d'une importance vitale. Le monopole commercial de ce produit poussa quelques spéculateurs d'Audierne à rechercher l'interdiction pour les Sénans du brûlage des varechs. Cette cabale arriva à ses fins. Le Préfet du Finistère décréta l'interdiction le 30 juillet 1846. Ce triomphe de l'injustice fut éphémère puisque cette mesure fut rapportée par un nouvel arrêté du 16 avril 1847.

1950 : l'île livrait 42 tonnes de soude mais en 1954 , la livraison n'atteignit que 3 tonnes : entre temps, les usines d'iode avaient réalisé leur conversion à de nouveaux débouchés : la poudre d'algue, l'algine".

(extrait du texte du R.P. RICHARD)

 

Quelques étapes en photo de ce dur labeur ...  
étendage - séchage
mise en meules
portage
brûlage
pesée avant expédition  

A noter que les femmes récoltaient d'autres sortes d'algues :

  • soit pour leur utilité propre (notamment pour assurer la fumaison de leurs lopins de terre et pour la cuisson des aliments. L'île n'ayant pas d'arbres, ce fut pendant longtemps l'unique combustible)
  • soit pour en faire commerce : outre la récolte et le brûlage des laminaires pour la fabrication de l'iode (voir article ci-dessus), elles récoltaient le lichen carragghéen, vendu pour la pâtisserie (fabrication des flans) et la pharmacie (en 1955 = 35 Tonnes) et le kalkougn (sorte de varech) dont les cendres servaient pour les verreries. Elles vendaient également les résidus du goemon brûlé (riches en alcaloïdes) pour leurs besoins ménagers et prisés comme engrais par les maraîchers jusque dans le Léon.

(d'après le texte du R.P. Richard - 1975)

"lichon", appelé également teil picot, mousse irlandaise, pioca,...

Phare de Goulenez (repère 1 sur la carte générale, à la pointe occidentale de l'île)
  • hauteur : 51 m (53 m au-dessus de la mer)
  • nombre d'éclats : 4, espacés de 25 s
  • portée : 27,5 milles (environ 51 km)

 

 

Horaires de visite 2017 :


1er juin - 31 août


11 h 00 à 16 h 00


(montée du dernier groupe : 1/4 d'heure avant la fermeture)

 

 

septembre

Uniquement pour les groupes, sur demande auprès de la mairie

02 98 70 90 35

mairie.ile.de.sein@orange.fr

 

 


 

Tarifs 2017

catégories de visiteurs
option "PASS" = accès au Phare + les musées + exposition temporaire
adultes
5 €
enfants (de 7 à 14 ans)
4 €
groupes (à partir de 10 personnes)
4 €
catégories de visiteurs
option billet individuel = accès uniquement au Phare
adultes
3 €
enfants (de 7 à 14 ans)
2 €
groupes (à partir de 10 personnes)
2 €
RAPPELS UTILES

La montée du phare comporte 249 marches et n'est donc pas accessible à tous

Les enfants doivent être obligatoirement accompagnés

L'accès est strictement limité à 20 personnes à la fois

 

Le premier phare de Sein fut mis en service le 15 mai 1839. La tour circulaire reposait sur un soubassement également circulaire (comme le phare de la Pointe St Mathieu). Si pour les maçonneries de remplissage les moellons provenaient de l'île, les pierres de taille pour l'extérieur et l'escalier provenaient des carrières granitiques de l'Aber-Ildut. Le phare fonctionnait à l'huile de colza. Il fit partie des grands phares finistériens construits suite aux découvertes d'Augustin Fresnel.

Dynamité par les Allemands le 4 août 1944, les éléments de pierre de taille qui le constituaient se retrouvèrent éparpillés sur l'estran. Certains furent réutilisés pour un enrochement destiné à protéger le nouveau phare. On peut encore voir quelques blocs de ce granite rosé s'émousser sur les grèves alentours.

Jusqu'au 11 juin 1945, aucun feu n'éclaira la Chaussée de Sein.

Pour remplacer le phare détruit, un pylône métallique fut érigé en haut duquel fut hissé un feu à gaz, bientôt remplacé par un feu électrique, plus fiable.

La construction du Phare actuel, en béton pour la tour et en granite de Huelgoat pour la façade, débutera en 1950 et c'est en 1951 que son feu se rallumera.

(voir article Mouez Enez Sun n°48 octobre 2002)

blocs de pierres taillées, vestiges de l'ancien phare

Chapelle St Corentin (repère 2 sur la carte générale)


Reconstruite au XVIIème siècle sur les fondations initiales d'un ancien ermitage du XIIème, elle se dégrada à nouveau. C'est en 1970 qu'elle fut rebâtie telle que nous la découvrons aujourd'hui.

Pour l'anecdote ... :

(...) Dans son bois peint, la statue de Saint Corentin représentait l'évêque de Cornouaille sous mitre blanche, la crosse à la main. Ce bâton pastoral avait son utilité : lorsque les marins voulaient que le vent changeât, ils le tournaient vers le point cardinal souhaité. Il arrivait que le ciel n'entendit pas les prières et le pauvre Corentin en subissait les conséquences (...). Il était vilainement fouetté, bouté sans ménagement hors de chez lui, bafoué, couvert de goémon. Au retour de la petite brise, on le réhabilitait solennellement..." (extrait de René Pichavant)

 

Ouverte uniquement sur demande de la clé auprès de la Communauté des religieuses, rue Fernand Crouton.

1er dimanche d'août : Pardon de St Corentin
Gueveur

Corne à brume blanche


Niveau au-dessus de la mer : 20 m
Année de sa 1ère construction : début des années 1930
Dynamitée par les Allemands en août 1944 , la partie supérieure est reprise en 1947.


Cette corne à brume n'est plus utilisée dans sa fonction : arrêté du 6 décembre 2001 supprimant le signal sonore.

 


Cet édifice ne se visite pas.

Fontaine Ste Anne (repère 19 sur carte bourg)

 

 

 

 

 

 

 


Pardon organisé le 26 Juillet, suivi de la traditionnelle "tisenn prunn"
Les ruelles : Ne manquez pas de vous y "perdre" en déambulant . Pas de risques réel dans ce mini-dédale : le quai n'est jamais bien loin !
   
Le tracé et l'étroitesse des ruelles avaient pour but de couper le vent. Leur largeur aurait été calculée pour permettre le passage d'une barrique. Vous remarquerez d'ailleurs en plusieurs endroits du bourg : il aura fallu "rogner" certains murs de maison pour laisser passer certains engins et matériaux...

Les noms sont, ici comme ailleurs, souvent évocateurs de l'histoire locale et l'on se doute que certains ne seront attribués qu'après le départ de l'occupant lors du conflit de la 2nde Guerre mondiale :

Quai des Français Libres : ancien quai des Iliens, ainsi re-nommé du fait que l'appel du Général de Gaulle fut entendu de ce quai.

Rue d'Estienne d'Orves : inaugurée en 1955 par l'Amiral d'Argenlieu en souvenir du héros de la Résistance (voir au Musée de l'Abri du Marin le lien entre d'Estienne d'Orves et l'île de Sein).

Quai des Paimpolais : en souvenir des pêcheurs d'origine paimpolaise qui fréquenteront l'île pendant de nombreuses années pour y faire la pêche. (L'autre quai, à l'époque, s'appelait le "quai des Iliens")

Inauguration du Quai des Français Libres

Rue Fernand Crouton : du nom de l'ingénieur conducteur de travaux qui oeuvra à la réfection et à la construction des quais et autres infrastructures sur l'île (à gauche sur la photo).

Rue Dumas et Le Berger : pilote et mécanicien du premier hélicoptère de la Protection Civile sur Sein, mis en service fin des années 1950 (1957-1958). Décédés en janvier 1960 au cours d'un sauvetage dans la barre d'Etel.

Merci à Yves Blouin, fidèle amoureux de l'île depuis de nombreuses années et qui, bénévolement, entretient et repeint régulièrement ces 52 plaques de rues, typiques à Sein.
Ancien moulin (repère 9 sur carte bourg)

(extrait de la délibération du Conseil du 17 octobre 1876)

"Il est reconnu que le moulin à vent que le Sieur Milliner (*) se propose de bâtir [...], loin de présenter des inconvénients pour la navigation, pourrait, au contraire, être utile aux navires venant du Sud chercher le Raz."

On remarquera que le souci premier du Conseil fut une réaction purement maritime : ne pas nuire à la navigation...

Le moulin fut inauguré le 19 mars 1877 et permit de libérer les femmes de la corvée du "braou", sorte de moulin à bras qui équipait la plupart des foyers servant à moudre l'orge qui permettait de préparer le pain domestique.

(*)pour l'anecdote : Milliner, en breton, signifie "meunier"

Aujourd'hui (attention aux risques d'éboulis !)
hier
Calvaire du Nifran (1776) (repère 10 sur carte bourg)
Monolithe en granulite sur base carrée - hauteur 2,80 m. Erigé en 1776 sur un ancien tumulus, recouvrant un groupe de sépultures de l'époque néolithique (une allée, bordée de pierres verticales, reliait alors ce lieu aux deux menhirs des "Causeurs", près de l'église). Fouilles mal menées et vandalisme ont malheureusement effacé toutes les traces de ce passé archéologique, uniquement attesté dans les écrits...
Anciennes pompes pour l'eau douce communale - (en allant vers le calvaire du Nifran - repère 11 sur carte bourg)

Sein : "moderne" bien avant l'heure de l'écologie !!

L'eau douce a toujours été une problèmatique quotidienne pour les îliens : point de nappe phréatique dans le sol sénan, d'où l'habitude ancestrale d'être économe et de récupérer les eaux pluviales.

Voir les articles explicatifs sur la gestion de l'eau dans la rubrique "L'ILE", onglet "gestion de l'eau" ainsi que les conseils de bonne gestion donnés dans la rubrique "VIE QUOTIDIENNE", onglet "l'eau"

 

Presqu'île de Kilaourou (attention aux horaires de marée ; ne pas tenter de franchir, courants forts)
Vue du bourg depuis Kilaourou
cordon de galets (recouvert à marée haute)
Sans oublier, en toute liberté...

Ouvrez tous vos sens, prenez le temps de respirer, de flâner, laissez-vous envahir par la nature omniprésente...

... le spectacle est toujours changeant.

C'est l'une des magies du lieu !

 

Laissez-vous porter par votre imagination :

lichens, algues, rochers , nuages, jeux d'eaux et de lumière...

tout prend une dimension poétique.

 

(photo Michel Bataillard)
Ici et là, quelques pierres de l'ancien Phare (dynamité en août 1944) ont été disposées de façon à vous offrir une petite pause-repos.

 

 

Si, au hasard de votre ballade, vous remarquez un ou plusieurs galets posés sur un casier, une palette, un morceau de bois, cela signifie que l'objet en question est "réservé" et vous devez donc le laisser posé là où il se trouve en attendant que son "propriétaire" revienne le chercher (cela peut prendre plusieurs jours, voire semaines car il vous fait confiance !).

   
(photo Michel Bataillard)
(photo Michel Bataillard)
Pour le plaisir ou la découverte, regards croisés et reportages sonores sur l'île

 

Ballades sénanes et clins d'oeil insolites par Claude Benoit à la Guillaume

 

Ecumes de Sein - Photos de Florent Jouffrey et Julien Guillot, 2017

 

Dans le sillage des voix d'Iroise

séquences sonores réalisées par le Parc Naturel Marin avec le soutien de la Compagnie Penn ar Bed (flashcode à bord du navire)

Visite virtuelle de l'île, réalisée et offerte par Anne-Sophie BERNARD (cote360@gmail.com)

http://www.giroptic.com/client/popup/9b1d562eeee5_l-ile-de-sein