L'Óle de Sein en chiffres... Mairie Energie Gestion des déchets Gestion de l'Eau Vie scolaire Vie associative Vie religieuse
DONNEES GENERALES

Superficie estimée = 54 ha (au-dessus du trait de côte)
Longueur (de la Pointe occidentale de Plaz ar Skoul à la Pointe orientale de Kilaourou)= 2 800 m
Largeur = 25 à 800 m
Point culminant = 11 m
Altitude moyenne = 2,35 m (au-dessus du "0 IGN")

coordonnées = 4° 51' 5" W - 48° 02' 5" N

Distance du continent = 8 km de la Pointe du Raz
Distance de la Préfecture (Quimper) = 54 km
Distance du Chef-lieu de canton (Pont-Croix) = 28 km
Distance du port d'embarquement de rattachement habituel (Audierne-Ste Evette) = 13,75 milles marins (1 mille = 1852 m)
Distance du port d'embarquement occasionnel de Douarnenez (selon conditions météorologiques) = 22 milles

Longueur de côtes = 8,36 km dont :
estran rocheux = 3 000 m


estran sableux = 545 m
cordon de galets = 4 555 m
Superficie potentiellement inondable = 5 à 6 ha (estimation en 1981)
Longueur de digues/quais = 3 284 m
Longueur de voirie communale = 5 840 m
POPULATION
C'est une question qui revient souvent mais ... tout comme il est bien difficile d'évaluer avec précision la superficie exacte de l'île, il est bien difficile de donner le nombre d'habitants. Celui-ci, comme les coefficients de marées, est particulièrement fluctuant selon la saison : environ 120 au plus creux de l'hiver (janvier/février), des retours suivis de départs à chaque vacances scolaires puis une population estivale de quelques 1 200 à 1 500 personnes auxquelles s'ajoutent les visiteurs.

Population INSEE 2014

population "municipale" 189 + population comptée à part (enseignants, aide-soignantes,...) 8 = 197 habitants

 

Nombre d'électeurs inscrits en 2011 = 270
Nombre d'électeurs inscrits au 1er mars 2013 = 256
Nombre d'électeurs inscrits au 1er mars 2014 = 262

 

 

Dernier recensement effectué du 16 janvier au 15 février 2014

Principe du recensement depuis janvier 2004 : le recensement de la population résidant en France est réalisé par enquête annuelle. Chaque commune de moins de 10 000 habitants est recensée tous les cinq ans, à raison d'une commune sur cinq chaque année.

Afin d'assurer l'égalité de traitement de l'ensemble des communes, il convient de calculer pour chacune d'elles des populations à une même date de référence.

La méthode retenue consiste à produire, pour chaque commune, des populations prenant effet juridique le 1er janvier mais calculées en se reférant à l'année milieu des cinq années écoulées.

 

 

Evolution de la population :
Pour plus de précisions et davantage de nomenclatures, n'hésitez pas à consulter le site de l'INSEE à la page ILE DE SEIN
 
Années 1720 1741 1791 1794 1800 1821 1825 1831 1835 1851 1855 1859 1864 1867 1876
habitants
330
472
280
344
349
437
464
466
468
440
482
509
611
654
650
Années 1880 1900 1931 1936 1946 1950 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
habitants
727
1001
1254
1328
1144
1200
1131
1094
835
607
504
348
242
239
238
Années 2007 2008* 2013* 2014* 2016                    
habitants
226
214+9
195 + 10
189 + 8
216
* population totale = population municipale + population comptée à part (enseignants intervenant sur l'île, communauté religieuse, personnel de l'association de maintien à domicile, jeunes de moins de 25 ans résidant sur une autre commune pour leurs études)
Nombre de naissances et de décès
Années
1954/1962
1962/1968
1968/1975
1975/1982
1982/1990
1990/1999
2000/2009    
Naissances
155
94
54
36
10
6
5
   
Décès
96
91
94
87
60
51
44
   
                   
2013 : 1 naissance sur l'île, Emilie Porsmoguer (dernière naissance sur l'île : 1978)

 

Evolution du nombre de logements par catégories :
ANNEES
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008 2010 2014

résidences principales

292
245
228
187
165
135
137
128 117  
rés.secondaires et logements occasionnels

-
33
74
106
135
170
199
216 224  
taux de résidences secondaires (%)
-
10,6
22,2
32,5
42,1
51,1
56,4
61,2 64  
logements vacants
-
32
32
33
21
28
16
9
9
nombre total de logements
-
310
334
326
321
333
352
352
350
350
population des résid. principales
1085
829
607
501
348
238
 
211
211
211
nombre moyen d'occupants par habitations principales
3,72
3,38
2,66
2,68
2,11
1,76
  1,6 1,6
L'évolution de la population au fil des temps

[...] Malgré tout, sur cette terre incertaine, des hommes se sont de tous temps accrochés ! Les deux menhirs situés près de l’église attestent d’une présence humaine très ancienne. Mais elle ne fut pas continue : en 1604 un document fait état d’une île « inoccupée ». L’île est un temps repeuplée par des habitants du Cap Sizun souhaitant se rapprocher des lieux de pêche et par des aventuriers de passage rescapés de naufrages. Mais elle est dévastée par les guerres et en en 1664, l’île de Sein est à nouveau déserte. La paix revenue, l’île retrouvera une population désormais permanente. En 1720 on y dénombre 350 habitants…
Deux épidémies de choléra mirent un frein à l’évolution du peuplement de l’île. En 1849, 73 personnes furent touchées par la maladie, mais 12 seulement y laissèrent la vie.
Lors de la 2ème épidémie, en décembre 1885 et janvier 1886, 78 personnes furent atteintes et il y eut 24 décès. C’est de ce temps-là que les Sénanes, qui jusque là portaient la capenn, la coiffe du Cap Sizun, ont adopté définitivement l’habit noir jusque là réservé aux périodes de deuil, avec la célèbre coiffe, la jibilinnen.
A partir de la fin du 19ème siècle, c’est la pêche qui influera sur les variations de population. Chaque année, les « Paimpolais », en fait des pêcheurs de Loguivy de la Mer, débarquent pour plusieurs mois. Avec leurs familles, ils logent dans les caves et les greniers, essentiellement dans les maisons du quai Nord, toujours appelé aujourd’hui « quai des Paimpolais », le quai Sud étant alors le « quai des Îliens », avant de devenir après la guerre le « quai des Français Libres ». Pour justifier sa demande de construction d’une nouvelle église, le Conseil de Fabrique note entre autres, dans sa délibération du 27 novembre 1898, que la population « à partir du mois d’avril jusqu’à la fin octobre se trouve portée à deux mille âmes par l’arrivée des pêcheurs paimpolais ». Certains se fixent à l’île ( le patronyme « Guilcher », l’un des plus fréquents à Sein est également courant dans le Trégor costarmoricain ). Mais des Îliens font aussi le trajet inverse. Dans l’un et l’autre cas, la motivation tient généralement à un époux ou une épouse rencontrés durant la saison de pêche. En 1906, vivaient à Loguivy 33 personnes nées à l’île de Sein dont un certain nombre de « Fouquet », autre nom bien sénan.
Le pic de population est atteint en 1936 avec 1 328 habitants. Après la 2nde Guerre Mondiale, et jusqu’en 1962, ils sont encore plus de 1 000. Puis va s’amorcer une chute vertigineuse. Avec, au-delà des phénomènes sociologiques qui ont également dépeuplé les petites communes rurales du continent, une cause bien spécifique : la coquille Saint-Jacques. En effet, dans les années 50, confrontés à une importante baisse des captures sur leurs lieux de pêche habituels, les Sénans partent draguer la coquille Saint-Jacques en rade de Brest. La saison de pêche durant environ 6 mois, les familles suivent et s’installent dans les ports de la rade. Certaines s’y fixeront. Après l’hiver 62-63, très rigoureux et qui vit geler les eaux de la rade, le stock de coquille est éradiqué. Au printemps suivant, les Îliens font route sur la baie de Saint-Brieuc où les familles se logent à Saint-Quay-Portrieux et Binic. Là aussi quelques-unes s’installeront définitivement. C’est l’effondrement des cours de la coquille briochine, en 1972, qui incitera la flottille sénane à pousser encore plus loin, en baie de Seine où la coquille, de meilleure qualité, se vend à bon prix. Les Îliens sont devenus des spécialistes réputés de ce type de pêche. Ils sont très bien accueillis à Port-en Bessin. Souvent embarqués avec leurs pères, de jeunes matelots en âge de convoler trouvent Normandes à leur goût. Quelques filles de l’île, aussi, y prennent époux. Aujourd’hui, toutes générations confondues, la colonie d’origine sénane vivant à Port-en-Bessin et dans les communes environnantes est de l’ordre d’une quarantaine de personnes.
Ajoutons à cela, plus récemment, l’exil forcé de jeunes pêcheurs sénans faute de pouvoir se loger sur l’île. Quand on acquiert son premier bateau, on ne peut, en même temps acheter une maison, d’autant que le prix de l’immobilier s’est envolé (peu d’offres, beaucoup de demandes !). Et le parc locatif est extrêmement restreint… On comprendra qu’avec seulement 239 habitants lors du recensement de 1999, Sein est passé derrière Molène, jusque là « lanterne rouge » des îles finistériennes en matière de population. [...]

(extrait de l'article de Pierre Portais dans "Cap Sizun : au pays de la Pointe du Raz et de l'île de Sein" de S. Duigou et J.M. Le Boulanger, aux Editions Palantines)

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