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| TRAVAUX 2011 : création d'un local pour abriter la dernière annexe du bateau de sauvetage | ||||||
| 2011 : sur la cale, travaux de construction d'un local afin d'y abriter la nouvelle annexe du canot de sauvetage. | ![]() |
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Juillet 2011 |
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Septembre 2011 : travaux de toiture |
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Novembre 2011 : pose des huisseries |
Mars 2012 : version joliment peinte des portes coulissantes, huisseries et éclairage extérieurs posés, enduits terminés... et même l'établi attend sagement d'être installé à l'intérieur ! | |||||
| HISTORIQUE DE LA STATION DE SAUVETAGE DE SEIN | ||||||
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| Les différents emplacements de la station de sauvetage de l'île de Sein (d'après "L'île de Sein et sa station de Sauvetage, de 1866 à nos jours", de Joseph FOUQUET) | ||||||
| (1) - Le premier abri du canot de sauvetage fut construit fin 1865 à Pordever et fut inauguré en mai 1867. | ||||||
(photo du Dr Damey : fête-Dieu auprès de l'abri du canot de sauvetage d'an aod Simon - Au fonc, c'est le 2ème canot que l'on peut voir : "Amiral Lalande") |
(2) - En juillet 1878, le canot de sauvetage rejoint "an aod Simon" où s'est achevée la construction d'un nouvel abri, les sorties n'étant pas toujours possibles à partir de l'abri de Pordever. Cependant, quoique plus aisées, les manoeuvres de sorties restent encore difficiles... |
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(3) - Puis, en 1903, la Société Centrale de Sauvetage acquiert un terrain à Men Brial pour y construire un nouvel abri (à l'emplacement actuel). Une cale de lancement avec voie ferrée fut construite dans le prolongement de l'abri, ainsi qu'un brise-lame pour protéger la cale contre la houle. Ce dernier s'avérant insuffisant, un mur de défense sera édifié en 1909 sur toute la longueur de la cale. De 1929 à 1931, une nouvelle cale avec voie ferrée est construite pour permettre les mises à l'eau à basse mer (la "cale ronde"). C'est l'ingénieur Fernand Crouton qui dirige les travaux, exécutés par l'entreprise MARC de Brest. |
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Mise à l'eau du "Vice-Amiral Touchard" (remarquez le chariot de mise à l'eau) | |||||
Les premiers bateaux sont des canots à avirons et voiles. Longs d'une dizaine de mètres, ils comportent 10 postes de nage pour 12 hommes d'équipage. Progressivement améliorés, les canots deviennent insubmersibles et autoredressables. Malgré tout, ce n'était pas de la navigationde plaisance et il est bien difficile d'imaginer les sorties de ces bateaux, dans le mauvais temps, les canotiers assis sur leurs bancs, sans abri, souquant sur les avirons, engoncés dans un ciré d'épaisse toile huilée et dans une brassière en plaques de liège rigide. Se succèderont :
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Le premier canot à moteur arrivera en 1931 : Vice amiral Touchard I (1931-1952). Il sera suivi par le Vice Amiral Touchard II (1952-1961) puis le Patron François Hervis (1961-1979), en photo ci-contre.
Ces canots auront sensiblement la même allure : coques de 13 mètres, entièrement pontées, deux ou trois roofs, arrière norvégien etbénéficieront des améloirations en rapport avec les progrès techniques. Le premier moteur de 40 chevaux est unique puis il sera remplacé successivement par 2 moteurs de 38 chevaux, passant à 45, 75 puis 140 chevaux pour enfin atteindre 2 moteurs de 280 chevaux pour la dernière refonte du Patron François Hervis. Les bateaux seront peu à peu dotés d'équipements performants type : canon porte-amarre, barre hydraulique, radiogoniomère, appareils de radiophonie, radar, etc. |
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Le Ville de Paris, canot actuel, est entré en service en janvier 1980. Il remplace le Patron François Hervis, sérieusement endommagé lors du sauvetage de l'escorteur Duperré. En partie financé par la Mairie de Paris, il est baptisé le 9 juillet 1980 en présence de Monsieur Jacques Chirac, Maire de Paris, la marraine étant Madame de Hautecloque, adjointe au Maire de la capitale. Grand canot tous temps, il a l'allure générale d'une vedette rapide : un aspect très différent de ses prédécesseurs. Long de 17 mètres, coque en plastique, le Ville de Paris peut atteindre la vitesse de 15 noeuds grâce à 2 moteurs de 270 chevaux, performances portées à 18 noeuds par la mise en place de 2 moteurs de 360 chevaux lors de la longue refonte complète dont il bénéficie en 2002-2003. La traversée sur Audierne est ainsi réduite à 40 minutes environ. |
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Ses grandes dimensions font qu'il ne peut pas entrer dans l'abri où étaient hissés ses prédécesseurs. Il reste donc en permanence au mouillage sur coffre. Le hangar-abri a été réaménagé comme suit : - dans sa partie basse, en zone "active" où se trouvent le Zodiac de transbordement, les équipements des canotiers, l'atelier et divers matériels. - dans la partie haute, un musée a été aménagé, grâce au dévouement des membres de l'Association A M I S. Ce musée présente, outre les éléments fixes de l'ancien abri (treuil et rails de remontée du canot, échelle, sirène,...) de nombreuses pièces provenant des bateaux naufragés sur la Chaussée de Sein, quelques maquettes des canots de la station et autres objets ayant trait au sauvetage. |
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En 1967, la création de la S N S M (Société Nationale de Sauvetage en Mer), issue de la fusion de la S C S N (Société Centrale de Sauvetage des Naufragés) et des H S B (Hospitaliers Sauveteurs Bretons), a permis une uniformisation du sauvetage, un fonctionnement et une gestion plus globale. A partir de la Direction Nationale fixée à Paris, le découpage se fait en Délégations régionales puis départementales. L'actuel délégué départemental du Finistère, l'Amiral Leduc, est en rapport avec chaque station. Le comité local est dirigé par un Président. A noter que la S N S M nest pas une société nationalisée mais un organisme indépendant, subsistant grâce aux subventions nationales, régionales et départementales, aux facturations des sorties de sauvetage ou d'évacuations sanitaires et enfin, grâce aux dons généreux d'entreprises ou de particuliers. |
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| Rechercher des sauvetages amène à rédiger une longue liste de navires et de vies humaines sauvés,. On peut cependant relever quelques exemples marquants auxquels il faudrait ajouter les très nombreux "petits" bateaux de pêche secourus. | ||||||
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12 octobre 1885 | 10 rescapés | ||||
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21 mars 1886 | 16 rescapés |
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16 novembre 1892 | 7 morts, 11 survivants | |
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25 décembre 1893 | 10 rescapés | ||||
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16 juillet 1923 | 35 survivants | ||||
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15 novembre 1958 | 24 rescapés | ||||
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6 mars1962 | 5 rescapés | ||||
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14 novembre 1965 | 12 rescapés | ||||
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26 novembre 1965 | |||||
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13 janvier 1978 | environ 300 membres d'équipage et ouvriers de l'arsenal de Brest, transbordés, de nuit, dans le Raz de Sein, sur d'autres navires de la Marine Nationale | ||||
| Ainsi, aujourd'hui comme autrefois, l'existence de la station de sauvetage de l'Ile de Sein est pleinement justifiée tant par sa situation de "poste avancé" au large que par la qualité de ses hommes qui connaissent parfaitement ces parages particulièrement dangereux. | ||||||
| Un nouveau bateau est prévu à l'horizon 2010 mais, même si la nécessité, les énergies, la disponibilité et le dévouement restent intacts, restera-t-il assez de marins pour en assurer l'armement ? En attendant, le canot fonctionne bien et son équipage, comme en caserne, est prêt à prendre la mer en une quinzaine de minutes pour un sauvetage ou une mission sanitaire. | ||||||